Le taximètre

 

Un taximètre est un petit appareil, qui peut être ou mécanique ou digital, et que l’on installe dans un véhicule automobile taxi, qui est alors un taxi comme nous les connaissons en Europe et dans tous les pays occidentaux ou dans les pousse-pousse taxi par exemple, et cet appareil va servir à mesurer la distance parcourue et déterminer ainsi le tarif d’une course.  Ce dispositif va prendre également en compte les divers arrêts et temps d’attente du chauffeur de taxi ou de pousse-pousse.Déjà sur les tout premiers taxis ( GEOALLO Taxi ) antiques, ceux qui circulaient à Rome ou à Byzance, et qui étaient alors des chars, on trouvait ce type de dispositif afin que le passager sache exactement combien lui coûtait sa course.  A cette époque, le compteur-boulier ou ancêtre du taximètre moderne, était relié à l’essieu de la roue et libérait une boule d’un boulier chaque fois que la distance de référence était parcourue, à l’arrivée, le client payait alors en fonction du nombre de boules qui avaient été libérées.

 

Le taximètre tel que nous le connaissons encore de nos jours, fut inventé en 1891 par Friedrich Wilhelm Gustav Bruhn, un allemand, et son invention fut installée pour la toute première fois dans une Daimler Victoria en 1897.  Bien évidemment ce taximètre était à l’époque mécanique…A l’origine, les premiers taximètres étaient installés en dehors de l’habitacle de la voiture, sur la roue avant, du côté du chauffeur, ce qui n’était pas toujours bien simple ni pour le conducteur, ni même pour le client.  Par temps de pluie par exemple, la boue agglutinée sur la roue rendait difficilement visible le compteur…  Très rapidement, on les installa à l’intérieur de l’habitacle, ainsi le client pouvait voir à tout moment le montant de la course pendant le trajet lui-même.C’est dans les années 80 que les premiers taximètres digitaux firent leur apparition, et c’est depuis que nous n’entendons plus le petit claquement des chiffres qui tournent dans le compteur.


Mais comment fonctionne le taximètre ?


Un taxi pouvant amener des clients sur de très longues distances parfois, il faut que son outil de mesure puisse alors gérer différents tarifs, c’est la raison pour laquelle nous trouvons différentes zones sur les compteurs des taxis.  Ces zones ayant des valeurs prédéfinies, permettent ainsi de varier le tarif en fonction de la distance mais aussi selon le moment de la journée ou encore pour différencier les jours fériés ou les dimanches des jours de semaine par exemple.


Un compteur ou taximètre peut se trouver dans différentes phases, il peut être libre, occupé, au repos ou il affiche un montant.
-Un taxi libre : est tout simplement occupé à attendre le prochain client
-Un taxi occupé : un client vient de monter et une course débute.  Le montant de la prise en charge s’affiche sur le compteur et, au fur et à mesure que la course se déroule, le compteur augmente.
-Un taxi au repos : est un taxi qui vient de terminer ou qui va commencer son service.
Sur les premiers taximètres, le chauffeur du taxi devait baisser un drapeau pour enclencher le mécanisme du compteur, de nos jours il appuie simplement sur quelques boutons pour sélectionner le tarif en fonction de la course.


Mais comment le taximètre mesure-t-il la distance afin de savoir combien la course va coûter ?


Le taximètre va généralement se baser sur le nombre de tours de roue effectués par la voiture pendant la course.  C’est pourquoi, certains petits malins se sont amusés à dégonfler un peu les pneus de leurs voitures, le tour se faisant ainsi un peu plus rapidement…  Mais bien entendu ce type de procédé n’est pas que malhonnête, il constitue également une fraude punie par la loi.Sur certaines vieilles voitures, on trouve un tuyau qui va relier la boîte de vitesses à un tachymètre et un capteur qui va alors envoyer au taximètre les informations en fonction du nombre d’impulsions qu’il aura comptées.  Dans les véhicules plus modernes, c’est un capteur de vitesse qui donnera l’information via le contrôle de l’injection électronique et d’un tachymètre.  Parfois, on installe aussi ces capteurs dans le système de transmission de la voiture, bien souvent près du cardan mais certaines anomalies peuvent alors être détectées à cause de la distance entre le capteur et le taximètre et aussi parce que les conditions météos peuvent aussi parfois fausser le résultat.


Comment peut-on alors tenter d’éviter au mieux les différentes tentatives de fraude ?


Pour éviter les fraudes, les taxis et leurs taximètres sont bien entendu régulièrement contrôlés par des organismes gouvernementaux, ceux-là mêmes qui contrôlent aussi tous les autres outils de mesure comme la balance de la poste ou de l’épicier ainsi que les pompes à essence par exemple.  Quand après contrôle, un système est jugé comme étant conforme, il reçoit alors une vignette pour signifier qu’il est en conformité avec toutes les réglementations en vigueur et qu’il a l’autorisation officielle pour être utilisé jusqu’au prochain contrôle, parfois dans certains pays, on trouve même sur certains instruments, comme c’est le cas sur les taximètres, des scellés qui sont là pour empêcher toute altération postérieure au contrôle.  Malheureusement, comme vous le savez sans doute déjà, aucun système n’est infaillible et il y aura toujours bien quelqu’un qui finira par trouver alors le moyen de contourner le problème et le système !En matière de taximètre, rien n’a vraiment beaucoup évolué depuis le tout premier appareil si ce n’est la toute dernière innovation en date qui est tout simplement le taximètre portable pour moto taxi ou pour taxi-vélo.Et puisque l’on peut tout imaginer à propos des futurs taxis ( Fourriere .Pro ) que nous emprunterons un jour peut-être, pourquoi ne serait-ce pas des taxis-volants que nous verrons bientôt circuler par-dessus nos têtes ?  Mais alors on peut aussi se demander comment ces taxis du futur vont alors bien pouvoir mesurer les distances afin de déterminer le montant d’une course…  Qui vivra, verra !

 

 

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